La plupart des entreprises que nous rencontrons possèdent déjà un site. Le problème est ailleurs. Il a été monté il y a sept ou huit ans sur un gabarit acheté quelques dizaines d'euros, il met plusieurs secondes à s'afficher sur un téléphone en 4G, il ne dit nulle part ce que vous faites précisément ni pour quel type de client, et plus personne dans l'entreprise ne sait comment y modifier une ligne. Il ne se positionne sur aucune requête, il ne déclenche aucun appel, et il finit par n'être qu'une ligne de dépense d'hébergement que l'on renouvelle sans oser la regarder.
Un site vitrine n'est pas une plaquette commerciale transposée à l'écran. C'est le seul vendeur qui travaille la nuit, le dimanche et pendant vos congés. Pour tenir ce rôle, il doit s'afficher en moins de deux secondes sur une connexion mobile ordinaire, apparaître quand quelqu'un cherche votre métier dans votre région, faire comprendre en dix secondes à qui il s'adresse, puis transformer cette attention en un appel, un formulaire rempli ou une visite chez vous.
Trois défauts reviennent presque systématiquement. Des textes écrits pour flatter l'entreprise plutôt que pour répondre aux interrogations concrètes de l'acheteur. Une architecture technique dans laquelle un moteur de recherche ne parvient pas à identifier le sujet de chaque page. Et l'absence totale de mesure : sans suivi, impossible de savoir quelle page amène des contacts et laquelle n'est lue par personne.